Homéopathie

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Terme Définition
Homéopathie

L'homéopathie est une forme de médecine douce. Elle repose historiquement sur la théorie qu'une substance entrainant un symptôme chez une personne saine, pourrait chez une personne atteinte de ce symptôme, le faire disparaitre. Actuellement pratiquée par des homéopathes ou certains médecins généralistes, l'homéopathie repose sur l'utilisation de substances actives en concentrations infinitésimales1.

(Médecine) Méthode thérapeutique qui consiste à donner au patient à dose infinitésimale la substance qui, à dose plus élevée, donnerait la maladie à une personne saine (« principe de similitude »).

  • La conclusion est claire : l’homéopathie n'est rien d'autre que du bonbon placebo. Comme nous l'a expliqué le biochimiste Jean-René Dufort, on trouve autant d'arsenic dans ces bonbons qu'il y en a dans un verre d'eau ordinaire. (Danny Lemieux, Une soirée des plus morbide, dans Le Québec sceptique, n°31, p.13, automne 1994)2

Sources :

  1. http://sante-medecine.commentcamarche.net/faq/13459-homeopathie-definition
  2. http://fr.wiktionary.org/wiki/homéopathie
 

HOMÉOPATHIE/HOMÉOPATHE - ALLOPATHIE/ALLOPATHE

Étymologiquement, il s'agit d'une maladie (παθσζ/pathos) identique, semblable (σμεω/homéo) : dès lors, telle d'une pneumopathie, pourrions-nous être atteints d'une homéopathie ? Narcisse peut-être, malade de sa propre image ?

S'il est vrai que le sens selon Hahnemann, au XIXe siècle, est fondé sur son observation d'une dite loi des similitudes – l'homéogrec –, la similitude observée étant un peu l'équivalence d'une vaccination, l'inoculation d'une certaine « dose de maladie » permet au sujet de lutter contre cette maladie.

Selon Le Robert, elle serait une méthode thérapeutique qui consiste à soigner les malades au moyen de remèdes (à doses infinitésimales obtenues par dilutions) capables, à des doses plus élevées, de produire sur l'Homme sain des symptômes semblables à ceux de la maladie à combattre.

Mais s'il s'agit de thérapeutique, il ne peut être accepté de parler d'homéopathie – et encore moins de l'écrire – : « homéothérapie », est sans doute plus acceptable, encore que, « thérapiehoméopathogénique » soit plus exact.

Et que dire du thérapeute qui pratique cet art ? Est-ce un homéopathe, littéralement « malade de lui-même », ne dit-on pas psychopathe... ? Dans ce cas, il importe qu'il se soigne !
Nous pourrions proposer homéothérapeute.

Les praticiens de cet art ont qualifié d'«autre » la médecine qui ne pratique pas cette forme de thérapeutique : elle sera nommée allopathie, de αλλσζ/allos « autre » et de παθσζ/pathos « maladie », ce qui est une définition certes « homéocentrée », mais surtout totalement inacceptable sur le plan étymologique et donc sémantique.
D'autant que le thérapeute, n'usant pas de ce que nous nommerons les thérapies homéopathogéniques, est alors qualifié d'allopathe... Serait-il atteint d'une maladie de cœur qui le rend malade de l'autre, telle Juliette de Roméo ? Non, ce thérapeute est un médecin...

Ces éclaircissements étymologiques permettent de retrouver le vrai sens des mots, choisis au XIXe siècle par certaines branches de savoir-faire thérapeutique, pour se nommer, avec quelques glissements sémantiques préjudiciables à leur compréhension et acceptation dans le monde de la médecine scientifique des XXe et XXIe siècles.

Dès lors que ce savoir-faire thérapeutique est intégré dans un cursus universitaire et dans la pratique médicale, il serait opportun de définir les mots qui le nomment, tel que cela a été et est toujours fait pour toutes les branches de la médecine, ce qui est le rôle des Académies !

Bernard Pigearias, Nice
Clics - 523
Prononciation: ɔ.me.ɔ.pa.ti

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